פירוש על נדרים 5:1
Shulchan Arukh, Yoreh De'ah
Quand une personne a dit à une autre: «Que ta maison me soit défendue, si j’y entre; que ton champ me soit défendu, si je l’achète»; si ensuite le propriétaire de la maison ou du champ meurt, ou vend l’immeuble, ou donne l’immeuble à un tiers, la personne peut acheter la maison ou le champ au nouveau propriétaire.(c)En disant: «Que ta maison me soit défendue...», on a voulu s’interdire le propriétaire de la maison plutôt que la maison elle-même; si la maison change de propriétaire, le vœu devient caduc. mais tant que l’immeuble reste en la possession du premier propriétaire, il reste défendu à la personne qui a fait le vœu, même si le propriétaire vend l’immeuble, puis le rachète ou si, à la place de sa maison qui se serait écroulée, il en fait bâtir une autre, en changeant l’emplacement.(d)Même observation: c’est le propriétaire, non l’immeuble, que le vœu visait dans son esprit, sinon dans sa lettre.
GLOSE: Quand on a dit à quelqu’un: «Que la maison de ton père me soit défendue, si j’y entre»; si ce père meurt, on ne devra pas entrer dans la maison, bien qu’elle appartienne alors au fils, car le fils est le possesseur naturel des biens de son père décédé.(e)Cette glose me paraît fausse. En se reportant à la note (c), qui m’a été inspirée par la michenah de Nedârîm, page 47, 1, on voit que l’expression: «la maison de ton père» s’applique entièrement au père, et non à la maison; «ton» équivaut, dans ce cas, à un démonstratif. On pourrait discuter sur le sens exact du vœu qui a été prononcé, si ce vœu avait été: «Que la maison de ton père me soit défendue», et prétendre, avec la glose, qu’il s’agit non-seulement du père, mais de toute sa descendance. Mais le vœu a été: «Que la maison de ton père me soit défendue, si j’y entre», et on voit bien que l’intention de celui qui a prononcé un tel vœu portait sur le père lui-même, et non sur ses descendants.
GLOSE: Quand on a dit à quelqu’un: «Que la maison de ton père me soit défendue, si j’y entre»; si ce père meurt, on ne devra pas entrer dans la maison, bien qu’elle appartienne alors au fils, car le fils est le possesseur naturel des biens de son père décédé.(e)Cette glose me paraît fausse. En se reportant à la note (c), qui m’a été inspirée par la michenah de Nedârîm, page 47, 1, on voit que l’expression: «la maison de ton père» s’applique entièrement au père, et non à la maison; «ton» équivaut, dans ce cas, à un démonstratif. On pourrait discuter sur le sens exact du vœu qui a été prononcé, si ce vœu avait été: «Que la maison de ton père me soit défendue», et prétendre, avec la glose, qu’il s’agit non-seulement du père, mais de toute sa descendance. Mais le vœu a été: «Que la maison de ton père me soit défendue, si j’y entre», et on voit bien que l’intention de celui qui a prononcé un tel vœu portait sur le père lui-même, et non sur ses descendants.
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Shulchan Arukh, Yoreh De'ah
Quand une personne dit: «Que cette maison me soit défendue, si j’y entre», la maison lui est interdite à jamais, même si le propriétaire meurt, ou vend la maison, ou la donne.(f)De la désignation «cette maison» on conclut que le vœu s’appliquait à la maison elle-même, non pas au propriétaire de la maison. Mais si, la maison s’étant écroulée, on en a rebâti une autre, la maison neuve est permise, fût-elle bâtie à la même place que l’ancienne et semblable à celle-ci.(g)C’est le même raisonnement qu’au début de l’article. La maison n’a pas changé de propriétaire, mais ce n’est plus la même maison. Or le vœu visait la maison alors existante, et non le propriétaire.
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